Un marquis à la dérive sur le net : ou comment ne pas être de mauvaise humeur.

Mon ex futur mari est Marlon Brando… Déclaration d’amour à Elvis Presley.

Navré chéri. Comme tu le dis si souvent, nous ne sommes pas gay. Mais seulement deux hommes qui s’aiment. Un point c’est tout. Hélas, hélas, mon chéri, je te le dis en toute discrétion et promis personne ne le saura mais, nous sommes bien gay. Et même si tu n’es pas gay, tu sais être si homosexuel parfois. Mais c’est bien parce que tu es la réussite absolue de tes parents, à mes yeux, que je ne peux que t’aimer. Car sous tes allures de mec si “viril”, tu sais montrer à qui sait bien la chercher ta part de féminité.

Et puis, il y a autre chose que je dois te dire… Il y a encore six mois, tu pouvais me trouver juste plaintif parce qu’arrivé à mon âge canonique… même si certains gamins gay, gais et homos qui aimeraient bien un papa ou un tonton comme moi (mon dieu ! je préfère me taire),  je me plains souvent de mes articulations lors des changements de temps. Et bien TOC ! Tu n’es peut être pas gay, mais alors là, voilà tu as passé tes 41 printemps et ton corps te le fait sentir. AAAAAhhhh monsieur a les jambes lourdes lors des fortes chaleurs. Une mauvaise position dans le lit et oui, le lendemain matin, c’est plus compliqué de se lever. Bienvenu dans le monde des quarantenaires chéri. Même si tu en fais dix de moins, ton corps te rappelle que non. Alors un conseil selon Cécile, boire un verre d’eau chaude au lever. Préviens moi si je le fais de changer au plus vite de vie. C’est vrai aussi que tu ne portes pas de lunettes… mais qu’est ce que tes bras se rallongent. Et bien pire que cela, telle une vieille tata, mais surtout pas gay, dès que des gamins braillent dans la cour tu voudrais juste les égorger… Quel bonheur de vivre avec toi dans mon coeur ma douce tendresse…

Cent vingt battements par minutes disiez vous ?

Non mesdames et messieurs LGBT et les autres aussi, mon mari en devenir n’est pas gay. Mais même face à l’adversité il reste gai. Et nos deux coeurs unis rythment plutôt entre cent trente et cent quarante battements.

Cent vingt battements par minute.

Bien sûr que je n’irai pas. Tout du moins pas seul. Comment le pourrais je ? Et oui, Dominique, je penserais trop à vous.

Rassurons nous, les hétéros ne sont pas concernés. Enfin, pas tous…. Au départ qui sait, seulement grâce à certains médecins véreux qui ne pensaient qu’au tiroir caisse.  Ensuite sont venus les enfants. Bon gré, mal gré, Pas gay. Mais alors, pas gai du tout même.

Le SIDA est venu d’Afrique. Bien sûr. D’odieux hommes ont forniqué avec des singes et nous ont ramené cette vermines. Mais oui.

Et des femmes continuent à enfanter par amour des enfants séropos.

Moi, navré je pense juste à mon mari. A tous ces enfants qui n’ont pas voulu cela. Et qui malgré tout, subissent cela.

Etre séropo, aucun souci, cela se traite. C’est comme les “petits cancers”… Allez donc supporter toutes les souffrances et les contre coups de ces “petits trucs”.

Merci mon ami de m’avoir un jour ouvert les yeux. Que je m’en veux pour ces voeux 2017 que je vous ai envoyé. Et vous comme toujours, pour me protéger, vous ne m’avez rien dit. De température à tempérance, vous qui m’avez appris à ré aimer, je vous ai laissé. Et je porte toujours Terre d’Hermès.

Ah ! J’ai juste oublié de vous dire chers lecteurs que mon chéri ressemble effectivement soit à Brando ou à Presley suivant sa tenue. Sinon, il est juste beau. Et oui.

Votre dévoué,

PS: Daid je n’ai pas la fameuse touche pour créer les sous titres… Nous ne devons pas avoir les mêmes barres d’outils^^…

Crédit photographique : Débrouillez vous avec “mon grand manitou

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3 pensées sur “Un marquis à la dérive sur le net : ou comment ne pas être de mauvaise humeur.

  • 30 août 2017 à 2 h 43 min
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    Qu’importe ce que l’on dira que nous sommes ou que nous serions censé être, nous ne sommes ni plus ni moins, que des hommes qui aiment et aspire à être aimé.
    Contrairement à nous, l’amour lui n’a pas d’âge et nous permet de nous sentir vivant en faisant battre notre coeur comme si nous avions toujours vingt ans.
    Je veux bien être gay, homo, florentin, inverti ou que sais-je encore pour les autres, mais sans savoir au fond ce que je suis ou devrais-je être, l’essentiel n’est-il pas de savoir qui nous sommes.
    Marlon Priesley.

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    • 1 septembre 2017 à 14 h 04 min
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      Mais avec toi, je veux juste être un vrai TOUT… Comme nous savons l’être… En devenir et au quotidien toujours tout réinventer. Merci d’être toi mon cher Elvis Brando.

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  • 25 août 2017 à 13 h 03 min
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    Bien bel édito comme toujours 😉 et pour la photo… on va dire qu’ils sont tous morts 😉 pour les titres je vais voir ça ce week-end.

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